Excerpts referring to the Glaucous Macaw from Voyages dans l'Amerique méridionale

by Alcide Dessalines D'ORBIGNY. Published in parts between 1835 and 1847.

Alcide Dessalines d'Orbigny was born near Nantes in France in 1802. The son of a doctor he studied natural history and after impressing scientists with his work on zoological, botanical and paleontological topics he travelled for eight years in South America from 1826-33 studying the people, natural history and geology of the continent. He had been sent there by the Musée d' Histoire Naturelle in Paris and brought back much material and numerous specimens, including more than 800 birds. He reported his findings in Voyages dans l'Amerique méridionale, which was published in 90 parts, constituting seven volumes of text and two volumes of atlases, as well as maps.

His most important work was the founding of the science of stratigraphical paleontology based on observations of exposed fossil-bearing strata in the Paraná Basin. His study of small marine fossils, pollen, grain and spores found in sedimentary rocks for the purpose of dating stages began the science of micropaleontology, which today has great practical importance in petroleum exploration.

It was while working along the Paraná river that he made occasional incidental, but important notes on the Glaucous Macaw and its habitat.

He died in 1857 before completing his monumental work Paleontologie Française.

I discovered D'Orbigny when researching historical documents before travelling to southern South America with Joe Cuddy in July 1992 to investigate the Glaucous Macaw. The account of this short, but almost epic journey, which appeared in the Parrot Society magazine in November 1992 can be found elsewhere on the website.

D'Orbigny was obviously very impressed by the vast palm forests along the rivers, but also predicted their destruction to make way for agriculture.

On 23.4.1827 he wrote (P.127)

" J'y vis , pour le première fois, le palmier connus des indigènes sous le nom de yatai, ce qui a fait donner à cette localité le nom de Yataïty, qui, en guarani, signifie bois du yataïs, ou lieu couvert de yataïs, comme disons en français saussaie, chênaie, aunaie etc. pour bois de saules, des chênes, d'aunes etc. Ce palmier s'éleve peu, le tronc en est gros et couvert des anciennes traces des attaches des feuilles, dans les quelles croisssent assez voluntiers quelques ficus, qui finissent par étoufer l'arbre. Les feuilles de ce palmier sont élègamment arquées, et le vert-bleu de leurs foholes dirigées vers le ciel, contraste agréablement avec le végétation des environs.

Le yataï couvrant autre fois tout les sables de ces lieux, mais la nécessité de ménager du terrain à la culture ou l'attrait de l'aliment savoureux que présente le coeur de l'arbre, l'ont feut tellement exploiter que, dès l'époque des guerres, il ne s'en trouvait plus sur pied qu'un très-petit nombres; triste et dernier reste de la belle forêt dont ils faisaient partie, et qui, sous peu, dois entièrement disparaître".

In his entry for 28.6.1827 (P.148) he again comments on the vast expanse of yatay palm forest

" Nous traversames d'abord une campagne découverte, sans arbres. Un lointain bleuâtre, d'un aspect tout à fait nouveau pour moi, se déroulait devant nous, et nous offrait des bois immenses de palmiers yatais."

The following day D'Orbigny wrote

" Nous cheminàmes encore quelque temps au milieu des bois de palmiers yatais qui caractérisent les terrains sabloneux compris entre le Rio de Santa Lucia et le marais du Rio Batel.... tandis que la forêt que je viens de décrire est tout-a-fait naturelle, et disparaîtra, probablement, quand la population du pays augmentera et dépouillera ce sol si riche de palmiers, qui le couvrent aujourd'hui."

His concern about the disappearance of the yatay palm forests is a recurrent melancholy theme. For example on 4.1.1828 he writes

" Je quittai le Tacuaral, pour aller au Yataity-Guacu (he explains in a footnote that this is Guarani for great yatay forest)... La Yataity - Guacu est, sans contredit, le terrain le plus productif de toute la province de Corrientes.... Tous les habitans des autres parties de la province viennent s'établir au milieu des ces bois, abattent les palmiers et ensemencent les terres.... Il est à craindre aussi que peu a peu l'on ne destruise les palmiers, qui ne repoussent plus dans les terrains habites, et qui finrant par disparaître entièrement, comme il est arrivé au Yataity."

D'Orbigny travelled in the Batel swamps mentioned above in the summer of 1827 and describes (P.168) how

" J'y tuai, pour la première fois, cette belle espèce d'ara bleu que les Guaranïs nomment ararãcã."

He returned with skins of the Glacous Macaw, which Joe Cuddy and I inspected and compared with three skins of the Lear's Macaw at the Musée d' Histoire Naturelle in Paris in July 1992.

In mid-December 1827 D' Orbigny and his companions had to hunt to eat and besides ducks and other birds sampled Glaucous Macaw. He wrote however

" mais la chair de ces oiseaux est si coriace, que je ne pouvais en manger."

Goeldi wrote incorrectly in Aves do Brasil(1894) that he survived on the meat of the macaw,

" Informa D'Orbigny que navegando o rio Paraná por algum tempo, sustentou-se exclusivamente da carne intragavel d'esta Arara." This appears to originate with Finsch in Die Papageien, monographisch bearbeitet (1867-8),who includes this incorrect information in his entry on the Hyacinthine Macaw.

D'Orbigny's entry about the nesting sites on the Paraná at Ita-Ibate ("stony heights" in Guarani) in December 1827 says

" nous démarrâmes et fimes force de rames contre le courant ... Une falaise elevée, couverte de bois, était à notre gauche, a droite s'étendait la Parana, qui, lorsque sa rive opposée n'était pas masquée par des côtes, nous offrait presqu'une lieue de largeur; et au-delà, la territoire du Paraguay. Tout le long de la falaise, on voyait disséminé des couples d'aras d'un bleu glauque, dont les echos des bois répétaient incessamment les cris aigus. Chaque couple se montrait soit sur le bord des énormes trous, qu'ils se creusent dans les falaises, afin d'y deposer leur nichée, soit perché sur les branches pendantes des arbres qui coronnent la côte. A ces cris aigus venait se mêler le cri non moins désagréable des pavas del monte (dindon des bois), qui ne cessait que lorsque nous nous éloignons de leurs nids."

Apart from these few references in Voyages dans l'Amerique méridionale D' Orbigny also passed on some of his notes to Bourjot Saint-Hilaire, who included them in his entry on the Glaucous Macaw in his great work Histoire Naturelle des Perroquets with its marvellous illustration of the Macaw. He wrote

" D'Orbigny, qui vient d'explorer ces contrées, et dont le voyage est destiné à compléter les connaissances géographiques et zoologiques sur ce continent, après les Marcgraves, les Humboldt, les Neuwied, etc., a bien voulu nous donner quelques notes sur les habitudes de ces espèces. Il a rencontré le Guacamayo bleu depuis le 27º jusqu'à 31º latit. australe, aux bords de l'Uruguay, du Parana, et jusqu'à Sainte Lucie di Corrientes; il a remarqué la coloration noire du bec et des parties, le bleu pâle (fleur de romarin) de la paupière, et la teinte jaune pâle safran de la membrane circum-rostrale.

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 " Naturam expellas furca, tamen usque recurret "

( If you drive out nature with a pitchfork, she will soon find a way back)

Horace (65-8 BC)